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Eléments d’histoire

L'histoire de la langue des signes : En France, au 18e siècle deux conceptions vont s'affronter : l'une partisane de l'oralisme et l'autre partisane du geste.

Histoire Langue des Signes Quelques éléments d’histoire

« Chez les premiers primates les mains sont des organes de préhension qui leur servaient non seulement à se nourrir, à se protéger, mais également à identifier des objets de leur environnement » (Richard Leakey, Anthropologue).Il semble donc qu’avant de parler, les hommes communiquaient par gestes.

Certains philosophes grecs, tels Platon et Aristote se sont intéressés aux ‘sourds-muets’. Platon associait la parole à la raison et pour Aristote, l’ouïe était nécessaire à l’intelligence.

Chez les Romains, jusqu’à l’empereur Auguste, les sourds étaient esclaves ou mendiants. Rares étaient ceux qui recevaient une éducation comme celle dont bénéficia Quintus Pedius, peintre romain, de naissance très illustre et sourd-muet de naissance. Considéré comme incapable dans la société, son entourage encouragea néanmoins son goût pour l’art. Cependant, sous le règne de l’empereur Auguste (63 avant J.C./14 après J.C.), les sourds-muets, même s’ils ne peuvent ‘aux yeux des entendants’ gérer leurs affaires, vont, par le truchement des mimodrames, prouver leur intelligence et parvenir ainsi à faire abolir les lois d’exclusion dont ils sont victimes. 

Bill Moody, (La langue des signes française, IVT Editions, 1983)présente un historique sur la langue des signes dans différents pays européens. Il souligne d’abord, que jusqu’au 18e siècle, les sourds n’ont pas été reconnus capables de témoigner par eux-mêmes. On doit donc se contenter de ce que les entendants ont pu dire à leur sujet. Ferdinand Berthier note : « Chez quelques peuples, dans l’antiquité, les parents aussi honteux qu’affligés de la naissance d’un enfant sourd-muet, le dérobaient à tous les yeux… Chez les Egyptiens, au contraire, chez les Perses surtout, leur destinée était l’objet de la sollicitude religieuse du peuple. On regardait leur infirmité comme un signe visible de la faveur céleste ».

Il est bon de rappeler qu’en général, si les sourds-muets ne recevaient aucune instruction formelle, la plupart des villageois entendants n’étaient pas mieux lotis.

En Europe, il faut attendre le 15e siècle pour trouver le premier exemple d’un sourd-muet instruit. Un professeur de philosophie à l’université d’Heildelberg, Rudolph Agricola (1443-1485), affirme avoir rencontré un individu, sourd dès le berceau et par conséquent muet, qui avait appris à comprendre tout ce qui était écrit par d’autres personnes et qui, exprimait lui-même toutes ses pensées par écrit comme s’il eût l’usage de la parole. Ce fait reste néanmoins isolé.

Un siècle plus tard, l’éducation du sourd-muet devient une préoccupation à laquelle s’intéressent plusieurs nations européennes.

Au 16e siècle, à l’époque de la Renaissance où la curiosité s’éveille dans tous les domaines, Montaigne écrit (les Essais, livre II, chapitre XII) : « Nos muets disputent, argumentent et content des histoires par signes. J’en ai vu de si souples, et formés à cela qu’à la vérité, il ne leur manque rien à la perfection de se savoir faire entendre… »  et il ajoute : « …ils ont besoin des alphabets des doigts et grammaire en gestes ».Montaigne confirme ainsi que des sourds s’étaient déjà regroupés en communauté bien avant le 16e siècle.

C’est en Espagne que l’on trouve les premiers véritables instituteurs pour sourds-muets. Le premier Pedro de Ponce de Leon, moine bénédictin, commence dans les années 1500 à éduquer quelques enfants issus de la noblesse. S’il n’est sûrement pas le premier à essayer, il est apparemment le premier à donner des démonstrations publiques de ses succès. Il apprend aux enfants sourds à écrire et à s’exprimer par des gestes simples et développe un alphabet manuel.

En Angleterre, John Wallis publie en 1653 un traité d’instruction des sourds. Il semble être le premier à préconiser l’apprentissage des ‘gestes naturels’ des sourds et à s’en servir pour leur enseigner ‘notre langue’, mais la question n’est qu’effleurée. En effet, il ne pense à tirer partie des gestes que pour enseigner ‘notre langage’, en l’occurrence, l’anglais et n’ira pas plus loin dans la démarche.

En Hollande, Van Helmont (1692), fils d’alchimiste et médecin Flamand, rejette les gestes et dit être parvenu à mettre, en treize semaines, un sourd-muet en état de répondre aux questions qui lui sont posées, à condition qu’on lui parlât lentement et bouche non couverte. Il publia une ‘Physiologie de la parole’ en joignant à son ouvrage une série de gravures représentant quelques unes des dispositions anatomiques de l’appareil vocal.

En Allemagne, les premiers enseignants de sourds écartent également les ‘gestes naturels’ en niant qu’ils puissent former une langue.

En France, à Amiens vers 1710, avant l’abbé de l’Epée, Etienne de Fay surnommé ‘Le Vieux Sourd d’Amiens’ était quant à lui parvenu à être professeur, architecte, dessinateur. Il enseignait grâce à une langue gestuelle à des enfants sourds à l’Abbaye Saint-Jean. En France, c’est le premier exemple connu d’un sourd enseignant d’autres sourds en langage gestuel.

Deux personnages du 18e siècle sont importants pour les sourds-muets : Charles-Michel de l’Epée (1712-1789) et Jacob-Rodrigues Pereire (1715-1780).

Ils revendiquent deux conceptions sociales fortement opposées :

Pereire perpétue la tradition de ses prédécesseurs préconisant une éducation pour les seuls sourds dont les parents sont assez fortunés pour s’offrir les services d’un précepteur. Il fait en sorte que sa méthode reste secrète afin d’éviter la concurrence. 

Charles-Michel de l’Epée, quant à lui, est partisan d’un enseignement ouvert à tous les sourds qui en manifestent le désir, sans distinction de fortune ou de classe sociale. Ces deux écoles vont s’affronter.

Et deux conceptions pédagogiques antagonistes :

Pereire prône l’oralisme tandis que l’abbé de l’Epée est partisan d’une langue gestuelle. Tous deux vont enseigner à Paris, l’un comme précepteur, l’autre prodiguera son savoir aux enfants issus de tous les milieux et conditions. C’est ainsi que l’abbé de l’Epée va créer en 1760 à Paris la première école publique au monde réservée aux sourds. Il fait des émules. Plus de vingt de ses élèves ont fondé des écoles un peu partout en France et dans d’autres pays. Si la motivation, la finalité de l’éducation des sourds-muets, la conception même de la pédagogie ont pu diviser ces deux figures emblématiques de la fin du 18e siècle, il n’en reste pas moins qu’une technique leur était commune, bien qu’utilisée dans un but différent, la dactylologie.

(La véritable manière d’instruire les sourds et muets, confirmée par une longue expérience, l’abbé Charles Michel de l’Epée, chez Nyon l’aîné, 1784 ; réédition : Fayard, 1984)

Le milieu du 19e siècle va être l’époque d’un formidable développement du ‘Mouvement Sourd’. La langue suit ou précède, peu importe, elle s’enrichit et avec elle la culture sourde aussi.

Documents de la Bibliothèque municipale de Semur-en-Auxois 

Laurent Clerc va rencontrer le révérend Thomas Hopkins Gallaudet, qui vient en Europe chercher des méthodes d’enseignement pour les sourds avec l’idée de fonder la première école américaine. En 1816 Laurent Clerc, alors professeur sourd à l’Institut de Paris l’accompagne aux Etats-Unis. La première école ‘American Asylum at Hartford for the Education and Instruction of the Deaf and Dumb’ est inaugurée le 15 avril 1817. Si les sourds Américains signaient avant l’arrivée de Laurent Clerc, leurs gestes s’enrichissent au sein de la Communauté des Sourds à travers un amalgame des signes américains et du vocabulaire français apporté par Laurent Clerc. Bien plus tard, le Congrès américain prenant acte de l’évolution de l’éducation et de l’instruction des enfants sourds décidera d’ouvrir une école supérieure, c'est-à-dire un ‘college’ selon la terminologie anglo-saxonne. En 1864, l’école supérieure fut créée à Washington et pris le nom de Gallaudet College. Elle devint par la suite, en 1986, Gallaudet University. Elle jouit aujourd’hui d’une grande réputation dans le monde des Sourds. 

Une langue signée : les mots sont exprimés par des éléments extérieurs pour faire connaître ce qu’on pense, ce qu’on veut… La langue des signes se pratique avec les mains, les mouvements des bras, les mimiques du visage, les yeux, la répétition, l’amplitude, l’insistance, la position du corps. Cet ensemble constitue, avec ses propres règles de grammaire et de syntaxe, une véritable langue. Elle est appelée langue des signes, la L.S. et la langue des signes française, L.S.F.

Les Sourds ne se considèrent pas comme des personnes handicapées. Ils participent à tous les aspects de la vie sociale et forment une communauté. Ils aiment se retrouver entre eux au café, au théâtre, à des activités sportives…Néanmoins, ils déplorent d’être sous-informés et devoir recourir à des associations pour les représenter, agir en leur nom pour défendre leurs intérêts.

La communauté gestuelle regroupe les Sourds qui utilisent la langue des signes. A côté de quelques associations cultuelles, il existe de nombreuses associations sportives, culturelles dont les plus importantes sont : La Fédération Nationale des Sourds de France (FNSF) www.fnsf.org qui elle-même est membre de l’Union Nationale pour l’Insertion des Déficients Auditifs (l’UNISDA) www.unisda.org dans laquelle siègent aussi les parents d’enfants sourds ou de devenus sourds, l’Association Nationale des Parents d’Enfants Déficients Auditifs (ANPEDA) www.anpeda.fr , l’Association Départementale pour l’Education Spécialisée des Enfants et Adolescents Déficients Auditifs (ADESDA) www.adesda78.org , Centre d’Information sur la Surdité (CIS) www.cis.gouv.fr

Histoire Langue des Signes Quelques Etapes et Dates

1760 : ouverture de la première école publique pour Sourds à Paris.

1778 : l’Institution de Paris reçoit officiellement la reconnaissance royale.

1791 : l’Assemblée Nationale Française proclame l’abbé de l’Epée ‘Bienfaiteur de l’Humanité’. Au même moment, une nouvelle loi est promulguée : les Sourds bénéficieront dorénavant des Droits de l’Homme. Une loi est votée faisant de l’école une institution publique, assurant des bourses pour 24 élèves et des salaires pour 10 professeurs.

De 1780 à 1800 : de nombreuses pièces de théâtre ont pour thème ‘La Surdité’ et les premiers appareils auditifs apparaissent tubes, trompettes….

Le congrès de Loudun (17 août-10 septembre 1854) : c’est le premier congrès de professeurs de Sourds organisé en France qui comporte 43 séances et dont l’objectif est clairement énoncé : «…nous nous sommes réunis pour aviser au perfectionnement de nos méthodes d’enseignement…».

Congrès national de Sienne (1873) : au cours duquel on évoque principalement la méthode oraliste.

Premier congrès international de Paris (23-30 septembre 1878) dont la résolution IX précise : « Le congrès, après avoir mûrement délibéré…tout en conservant l’emploi de la mimique naturelle, estime que la méthode dite d’articulation et comportant la lecture de la parole sur les lèvres, doit être résolument préférée à toutes les autres ».

Congrès national de Lyon (22-24 septembre 1879) : aucune résolution concrète en faveur de l’enseignement des sourds-muets ne verra le jour.

Congrès international de Milan (6-11 septembre 1880) : rassembla environ 250 participants venus de 10 pays différents. « Dès leur arrivée avant l’ouverture du congrès, les participants étaient invités à visiter les écoles de sourds- (muets) pour se rendre compte de la méthode orale… » (F.Jouannic – article non daté). L’enjeu de ce congrès est résumé par Auguste Houdin, chargé de mission par le Ministre de l’Instruction Publique : « Ce sont les deux écoles mimiques et orales, …qui se trouvaient en présence au congrès de Milan. Mais il fut bientôt évident que la première avait tant perdu de terrain depuis le Congrès de Lyon au profit de la seconde qu’elle n’était plus que l’ombre d’elle-même,… » (Rapport sur le Congrès International des Sourds-Muets…1881).

Congrès national de Bordeaux (8-14 août 1881) : les thèmes suivants sont abordés à ce congrès : 1) la mise en application de la résolution du congrès de Milan ; 2) peut-on admettre des entendants dans les classes de sourds-muets : opposition ; 3) un vœu est émis à encourager les parents à parler le plus possible avec leur enfant ; 4) une autre question abordée est celle des difficultés spéciales de la langue française pour l’enseignement de l’articulation ; 5) puis l’utilisation du dessin est ensuite soumise à la réflexion des participants. L’ensemble se prononce pour un usage très grand d’images, à la condition qu’elles soient aussi nettes et aussi exactes que possible et de préférence coloriées. L’assemblée décide que « Le dessin élémentaire doit être enseigné d’une façon graduelle dès le premier âge ». 6) la dernière question à l’ordre du jour est celle de la formation professionnelle : « …s’attacher à lui choisir un état qui dépende d’une industrie exercée dans son pays, surtout l’agriculture, et qui permette autant que possible de le détourner des grands centres et de le maintenir auprès de sa famille ». Est encouragée dans la même optique, la création d’ateliers-ouvroirs en faveur des adultes.

Le congrès de Bruxelles (13-18 août 1883) : il regroupe quelque deux cents congressistes. Chaque pays essaie d’imposer ses réalisations et ses desiderata, en sorte que le consensus ne peut se faire.

Le 3e congrès national de Paris (4- 6 août 1885) : la remarque importante est « …à cette heure, la méthode orale, quoique introduite seulement depuis 4ans est suivie par toutes les divisions ».

Congrès de Vals-les-Bains en 1894 : par une pétition remise au ministre de tutelle, les sourds s’insurgent de l’interdiction qu’il leur est faite d’enseigner à leurs ‘frères’. Mais cela sera vain.

1892 : premier appareil auditif déposé sous forme de brevet par Alonzo Mitimore et premier appareil auditif produit par Ferdinand Alt à Vienne, constitué d’un écouteur raccordé à un microphone en carbone et alimenté à une batterie.

Congrès de Paris – 3e Congrès international (6 - 8 août 1900) consacré à l’étude des ‘Questions d’Education et Assistance’, il s’est tenu au Palais des Congrès de l’Exposition, mais en deux sections bien distinctes : d’un côté les entendants, de l’autre les sourds-muets. Nous sommes, ne l’oublions pas, en 1900 et la question de la suppression des Congrégations est sous-jacente aux discussions officielles. Une des questions était : « Les écoles de sourds doivent-elles continuer à dépendre du Ministère de l’Intérieur ou passer sous la dépendance du Ministère de l’Instruction Publique ? ».

1900 – 1920 : au fur et à mesure l’usage des signes revient, mais il faudra attendre le Congrès de Hambourg de la Fédération Mondiale des Sourds en 1980 pour que la langue des signes soit reconnue unanimement comme une langue à part entière. Le Parlement européen se rangera à cet avis en 1988.

1910 : l’Institution de Paris autorise la communication gestuelle entre élèves en dehors des salles de classe et restaure une pédagogie plus basée sur l’écrit.

1910 : première prothèse auditive. 

1914 : création de la Mutuelle des Sourds-Muets de Paris (Caisse de secours mutuels).

1918 : de nombreux blessés de guerre sont atteints de surdité. Le docteur Jouet crée le premier centre de rééducation spécial pour les ‘devenus-sourds’ où l’on apprend entre autres la lecture labiale.

1924 : E. Rubens-Alcais et Antoine Dresse fondent le Comité International des Sports Silencieux qui seront organisés à Paris et 9 pays participent.

1924 : les premiers jeux olympiques pour les sourds se déroulent à Paris. Pour 2009, les 21e Jeux Olympiques d’été des Sourds, l’ICSD (International Committee of Sports for the Deaf) communique que 81 pays ont participé aux ‘Deaflympics’ à Taipei.

1951 : création à Rome de la Fédération Mondiale des Sourds (World Federation of the Deaf) qui défend les droits des sourds, se bat pour la communauté sourde et la langue des signes.

1952 : premiers appareils auditifs à transistor.

1959 : premier appareil auditif s’adaptant au canal auriculaire. Au fur et à mesure les appareils vont se perfectionner et leur taille de plus en plus réduite.

1960 : Willian Stockoe et d’autres chercheurs, Lane et Bellugi analysent la langue des signes américaine (ASL) et aboutissent à la conclusion que l’ASL est une langue à part entière.

1964 : sortie du film de Claude Lelouch ‘Une fille et des fusils’ avec l’actrice sourde Janine Magnan.

1967 : invention du Cued Speech ou LPC, langage parlé complété par Dr. R. Orin Cornett à Washington. Le LPC est un complément à la lecture labiale. Les phonèmes ambigus ou non visibles sur les lèvres sont accompagnés par des clefs manuelles (sur le visage). C’est en 1977 que sa pratique est introduite en France.

1970 : retransmission télévisuelle de la première émission religieuse en langue des signes par le Père Claude Robert, aumônier.

1977 : création de l’International Visual Theater (IVT).

1977 : levée partielle par le Ministère de la Santé de l’interdit qui pèse sur la langue des signes.

1978 : création de l’association française des interprètes et traducteurs en langue des signes (AFILS).

1980 : l’implant cochléaire se développe.

1980 : Charles Aznavour, auteur-compositeur-interprète sa chanson ‘Mon émouvant amour’.

1991: Loi 91-73 (titre III) article 33 du 18 janvier 1991 (Dispositions relatives à la santé publique) Dans l'éducation des jeunes sourds, la liberté de choix entre une communication bilingue - langue des signes et français- et une communication orale est de droit. Un décret en Conseil d'État fixera d'une part les conditions d'exercice de ce choix pour les jeunes sourds et leurs familles, d'autre part les dispositions à prendre par les établissements et services où est assurée l'éducation des jeunes sourds, pour garantir l'application de ce choix.

Exposé sommaire de l'amendement présenté par Laurent FABIUS et les membres du groupe socialiste : « Communiquer est à la base du développement de l'individu et de l'épanouissement de la personnalité. Du fait de son handicap, l'enfant sourd a tendance à mettre spontanément en œuvre une communication gestuelle. D'où le recours de plus en plus fréquent pour le jeune sourd à une communication fondée sur le geste (notamment la L.S.F., langue des signes française), élément capital pour son intégration scolaire, sociale et professionnelle. L'option qui s'offre actuellement pour les familles et les équipes éducatives est entre le bilinguisme (associant les deux modes de communication) et l'oralisme. Il faut assurer la liberté de choix de l'enfant et de sa famille ».          Abrogé par Loi n°2005-102 du 11 février 2005 - art. 19 JORF 12 février 2005

1994 : naissance d’une première émission hebdomadaire intitulée ‘l’Œil et la Main’ sur la cinquième chaîne.

1994 : ‘Le cri de la mouette’, Emmanuelle Laborit, Eds Robert Laffont.

1995 : manifestation nationale des sourds à Paris pour la reconnaissance de la LSF et contre le rapport du Journal Officiel du 18 décembre 1880 (Congrès de Milan).

1996 : ‘Le cri du silence’, Maggy Goffin, Yvette Thoua-Zegers de Beyl, Eds Bernard Gilson.

1998 : Lionel Jospin, premier ministre, confie à Dominique Gillot, députée du Val d’Oise, une mission d’enquête sur la vie sociale, l’éducation des sourds et les nouvelles technologies. Le rapport comporte 115 propositions.

2000 : modification du Code de procédure pénale préconisant le recours à des interprètes en LSF lorsque des personnes sourdes sont convoquées en justice.

2000 : parution de deux bandes dessinées : Sourds, cent blagues de Marc Renard et d’Yves Lapalu et Les surdoués de Sandrine Allier.

2000 : La langue des signes française (LSF) : les voies de l’iconicité, Christian Cuxac, Paris-Gap, Editions Ophrys.

2005 : le Président de la République Française Jacques CHIRAC promulgue la Loi n°2005-102 du 11 février 2005 (l’Egalité des Droits et des Chances, la Participation et la Citoyenneté des Personnes Handicapées) actant la reconnaissance officielle de la Langue des Signes Française (LSF).

2005 : l’accès à l’information, à l’offre audiovisuelle et à l’offre cinématographique, l’obligation de sous-titrage est un acquis important de la loi du 11 février 2005.

2006 : mise en place de la LSF à titre expérimental dans quelques lycées auprès d’élèves entendants volontaires.

2007 : premier livre sur une profession méconnue ‘L’interprétation en langue des signes’, Alexandre Bernard, Florence Encrevé, Francis Jeggli, Ed. Puf.

2007 : parution au JO (Journal Officiel) du 17 octobre et du BO (Bulletin Officiel) du 1er novembre : admission de la LSF comme épreuve facultative dans chacune des trois séries du baccalauréat général : ES, L et S à partir de la session 2008.

2007 : L’histoire des sourds, Recueil d’informations, Claude Gerday et Valérie Thomas.

2008 : Histoire de la pédagogie au XIXe siècle, Jean Chéory, frère de Saint Gabriel, FSG, Monica Companys Eds.

Arrêté juin 2009 : création du CAPES de la langue des signes.

2010 : la Convention Internationale des Droits de Personnes Handicapées, ratifiée par décret du 1er avril 2010, marque l’égalité entre le français et la langue des signes française.

2010 : le Centre d’Information sur la Surdité d’Ile-de-France (CIS) a définitivement fermé le 30 juin.

2010 : Ferdinand Berthier ou le rêve d’une nation sourde, Fabrice Bertin, Monica Companys Eds, Collection Surditudes.

2010-2012 : pourparlers pour l’ouverture d’un Centre National de Ressources sur la surdité.

Plan 2010 – 2012 : en faveur des personnes sourdes ou malentendantes est mis au point en collaboration par le Ministère du travail, des Relations Sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville. Secrétariat d’Etat chargé de la famille et de la Solidarité. Télécharger Document [PDF]

2011 : lancement le 14 septembre du ‘114’, numéro national d’urgence pour les sourds et malentendants.

2012 : permanence juridique pour sourds et malentendants droit.sourds@paris.fr  sms 06.75.69.82.03. - tel : 01.71.37.76.57

2013 : Deaflympics à Sophia en Bulgarie www.deaflympics.com





en LSF les pronoms démonstratifs sont désignés en pointant la personne, l’animal dont on parle
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